Prix Marcel Duchamp 2024. 2 octobre 2024 – 6 janvier 2025. Centre Pompidou, Paris – France

Du 2 octobre 2024 au 6 janvier 2025, le Centre Pompidou accueille la 24e édition
du Prix Marcel Duchamp et présente les œuvres et installations des quatre artistes nommés le 10 janvier dernier. Choisi par un jury international, le nom du lauréat de l’édition 2024 sera dévoilé le lundi 14 octobre.

Créé en 2000 par l’ADIAF pour mettre en lumière la scène française et contribuer à son rayonnement international, Le Prix Marcel Duchamp a pour ambition de distinguer les artistes les plus représentatifs de leur génération et de promouvoir la diversité des pratiques aujourd’hui à l’œuvre, en France dans le domaine des arts visuels.

Il a permis de distinguer plus de 100 artistes depuis son lancement, dont 23 lauréats. Ce partenariat fidèle entre l’ADIAF (Association pour la diffusion internationale de l’art français) et le Centre Pompidou s’inscrit résolument dans une volonté de mettre en valeur la scène française auprès du plus grand nombre et d’affirmer le nécessaire soutien à ces artistes.

Depuis 2016, les quatre artistes nommés exposent ensemble, au Centre Pompidou, avant l’annonce du lauréat, offrant ainsi aux visiteurs un instantané de la création artistique actuelle. Les nommés de cette édition 2024, Abdelkader Benchamma, Gaëlle Choisne, Angela Detanico et Rafael Lain, Noémie Goudal, témoignent d’abord par leurs parcours et références, leurs pratiques (dessin, installations hybrides, photographie, vidéo, travail autour des systèmes de signes), leurs univers formels, de la diversité de la création artistique regroupée sous la bannière de « scène française ». Un même questionnement, qu’on pourrait dire « cosmique », traverse pourtant leurs propositions respectives pour cette édition. Il rend compte des préoccupations que suscitent les bouleversements universels auxquels ils et nous assistons. Plongeant dans les sciences, l’astrologie, les mythes, explorant l’épaisseur du temps, les œuvres présentées deviennent alors des lieux de scrutation, fictionnels, imaginaires, réflexifs, d’un ordre du monde devenu inintelligible ; des interstices par lesquels les phénomènes invisibles ou lointains apparaissent ; des espaces où révéler, ou faire advenir, les multiples visages de la réalité présente et des futurs possibles. Commissaire Jeanne Brun, Directrice adjointe du Musée national d’art moderne.