. jusqu’au 18 décembre 2021. – France
Créé en 2011, le Visa d’Or humanitaire du Comité International de la Croix-Rouge (CICR) récompense chaque année dans le cadre du prestigieux festival international du photojournalisme de Perpignan, Visa pour l’Image, un photographe qui aura su illustrer une thématique humanitaire. Après « le respect de la mission médicale » (2011-2014), puis « Femmes dans les conflits armés » (2015-2017), le CICR a souhaité, à travers ce concours ouvert aux photojournalistes professionnels, traiter des conséquences humanitaires des guerres en ville.
Ainsi, depuis 2018, les lauréats du Visa d’Or humanitaire du CICR, Véronique de Viguerie, Abdulmonam Eassa, Alfredo Bosco et Antoine Agoudjian ont couvert et documenté « La guerre en ville ». Celle-ci se résume à l’horreur pour les civils. Ils sont soit condamnés à fuir maison et quartier, abandonnant tout, soit au contraire obligés de se terrer dans des caves, avec l’hypothétique espoir que les combats cessent rapidement. Yémen, Syrie, Mexique, Haut-Karabakh, tels sont les contextes à redécouvrir dans cette exposition « Ville en guerre », grâce à l’œil talentueux et aguerris de ces photojournalistes dont le travail, empreint d’humanité, rappelle que toute guerre doit avoir des limites. Ces limites sont pourtant fixées par les Conventions de Genève, auxquelles sont parties tous les Etats de la planète. Elles protègent toutes les victimes des conflits armés, du combattant blessé ou capturé aux populations civiles… L’article 1er commun de ces textes majeurs stipule que les 196 Etats parties se sont engagés « à respecter ET à faire respecter en toute circonstance » les Conventions de Genève… Respecter et faire respecter !

Syrian civilians and rebel fighters prepare to embark aboard buses during the evacuation from the town of Arbin in the Eastern Ghouta region on the outskirts of the capital Damascus on March 25, 2018 after a deal was struck with the regime.
The deal is expected to see some 7,000 people bussed from Arbin and Zamalka towns and the district of Jobar to a rebel-dominated part of northern Syria. / AFP PHOTO / Abdulmonam EASSA
Guerre en ville. Les conséquences humanitaires des combats en zone urbaine sont toujours effroyables. Principales victimes, les civils. Le droit international humanitaire (DIH), dont le socle sont les Conventions de Genève, les protège pourtant, ainsi que les infrastructures nécessaires à leur survie ; stations d’eau potable par exemple ou encore hôpitaux.
L’un des principes cardinaux du droit international humanitaire oblige tout belligérant à distinguer combattant et non-combattant, et par conséquent à épargner la population civile. Le CICR travaille dans la plupart des villes en guerre, aux côtés des sociétés nationales de la Croix-Rouge ou du Croissant-Rouge impliquées. Il tente au quotidien d’apporter des réponses à la détresse des populations, tout en négociant avec les belligérants des accès humanitaires.
Fuir ou se terrer
Une seule question pour les citadins piégés dans les combats : tenter de fuir ou attendre, terré, une amélioration ? Frapper sans distinction dans des zones densément peuplées est interdit par le DIH. Les principales conséquences pour les civils sont au nombre de 5 :
– L’absence de toute sécurité en raison des combats, des bombardements mais aussi des mines, des engins explosifs improvisés, des projectiles non explosés mais aussi du comportement des belligérants.
– Les pénuries en nourriture, en eau, en médicaments mais aussi en électricité ou encore en combustible.
– L’impossibilité d’accès aux soins en raison d’hôpitaux endommagés ou détruits, et de pénurie en personnel de santé pour cause d’insécurité.
– La dégradation immédiate de la situation socio-économique ainsi que l’accès à l’éducation ou encore à l’emploi.
– L’évacuation des populations des villes, enfin, quand elle est possible, reste un défi humanitaire majeur puisqu’il convient d’assister des milliers de déplacés tout en soutenant les populations hôtes.


Distribution de nourriture et de vêtements organisée par les autorités de l’Artsakh et diverses ONG dont la Croix-Rouge. Stepanakert, capitale de l’Artsakh. © Antoine Agoudjian pour Le Figaro Magazine
Distribution of food and clothing organized by the local authorities in Nagorno-Karabakh and a number of NGOs including the Red Cross. Stepanakert, capital of Nagorno-Karabakh.
© Antoine Agoudjian for Le Figaro Magazine
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